Festival de fruits rouges
A chaque fois que je découvre des fruits rouges dans la nature, des souvenirs d'enfance me reviennent. Les jardins que j'ai traversés ont laissé leur marque toujours fraîche.
Dans un coin du jardin de mes 5 à 10 ans s'étoffait un framboisier, il m'apparaissait immense , toujours plus grand d'année en année, comme un arbre d'abondance qui recélait des trésors. Je passais ma main entre ses feuilles et je sentais la douceur sucrée de ses fruits fragiles qu'il fallait cueillir avec délicatesse. Je restais assise ou accroupie à côté de l'arbre, entre le thym et les doryphores à attendre que les fruits poussent.
Un autre souvenir: une nuée de petites filles dont je faisais partie l'espace d'un séjour d'été. Nous nous cachions derrière les arbustes pour aller voler des fruits rouges en riant. Des groseilles et des framboises poussaient en abondance pour accompagner nos desserts de colons des montagnes. Le soleil passaient à travers les fruits et dans leur transparence nous rentrions dedans comme dans un autre monde. Quand le jardinier arrivaient à l'autre bout du jardin nous partions en courant, les robes et les doigts tâchés, mais nous n'avons jamais été grondées.
Aussi ce fût avec joie que dans les gorges de L'alagnon cet été, le long de la rivière je découvris ces fruits. Quelques uns tout d'abord, puis de quoi s'en régaler! Les fraises des bo
is ne voulaient pas être en reste, mais ce firent plutôt discrêtes.
Ici ce sont plutôt les mûres qui se cueillent pour en faire des confitures.