Complicité
Deux ânes dans la châtaigneraie cantalienne sont bien étonnés de nous voir pique-niquer tout près de leur champ. Ils viennent nous observer comme si nous étions des bêtes curieuses et se chuchotent des petits mots comme s'ils souriaient de notre présence. Alors je prends mon crayon et mon carnet pour les dessiner. On ne sait plus qui regarde qui. C'est la première fois que je dessine des ânes et j'utilise ma gomme plusieurs fois! Les deux ânes posent sans rechigner, et resterons aussi longtemps que nécéssaire . A peine ai-je terminé mon croquis qu'ils partent plus loin. Merci les ânes!
J'en ai profité pour peindre aussi la maison tout près de là: murs de pierres arrondies, toit à quatres pans recouvert de lauzes (pierres plates du pays), et volets de bois.
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Merci à Nath pour ce joli poème de Francis Jammes:
J'aime l'âne si doux
Marchant le long des houx
Il a peur des abeilles
Et bouge ses oreilles
Il va près des fossés
D'un petit pas cassé.
Il réfléchit toujours
Ses yeux sont de velours
Il reste à l'étable
Fatigué, misérable.
Il a tant travaillé
Que ça vous fait pitié.
L'âne n'a pas eu d'orge
Car le maître est trop pauvre.
Il a sucé la corde
Puis a dormi dans l'ombre
Il est l'âne si doux
Marchant le long des houx.

